C’est un peu le conseil numéro 1 que l’on entend constamment en hiver : faire de la luminothérapie ! Avant toute chose, il est important de préciser qu’il s’agit d’un traitement médical (et psychiatrique) qui a fait ses preuves pour combattre la dépression saisonnière. Comme je vous l’explique dans le chapitre “comprendre notre météo sensibilité” de mon livre “ Mieux vivre avec le temps”, la lumière régularise, entre autres, notre humeur en sécrétant la production de sérotonine, l’hormone du bonheur et la mélatonine, responsable des cycles éveil-sommeil.

Une séance s’effectue en général en prenant rendez-vous chez un thérapeute spécialisé, médecin du sport, naturopathe. Mais il est aussi possible, si vous ressentez une fatigue chronique, des baisses de l’humeur, stress passager… pendant cette saison, d’en faire à domicile en se procurant une lampe disponible à la vente dans le commerce. 

Si j’ai acheté la mienne, c’est que je suis très sensible aux variations de lumière : quand il y en a trop, ça ne va pas, quand il n’y en a pas assez, non plus ! Je ressentais souvent une baisse de forme et d’humeur en hiver, alors après avoir rencontré des spécialistes sur le sujet pendant l’écriture de mon livre qui m’en ont vanté les mérites, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ? On pourrait être tenté de penser qu’il ne s’agit là que d’objets peu efficaces vendus par des marques qui voguent sur la tendance du bien-être… Mais c’est sans doute le meilleur investissement que j’ai fait pour mieux vivre en hiver ! 

C’est quoi la luminothérapie ? 

Ludovic me demandait d’ailleurs sur Instagram s’il s’agissait de lumière naturelle. Hé bien non, la luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre » qui aurait des qualités très proches de celles du soleil. Celle-ci va ainsi stimuler la production d’hormones de l’éveil, de la bonne humeur et bloquer celle du sommeil (la mélatonine).

Dans les rayons des magasins, il existe des lampes de différentes marques, de différentes formes. Alors comment ai-je choisi la mienne ? Le premier réflexe à avoir : repérer le marquage CE médical, qui assure une sécurité. Assurez-vous ensuite que l’appareil n’émet pas de rayons UV et que l’intensité de la lumière atteint environ 10 000 lux (ou 2 500 lux dans les cas des lampes DEL).

L’intensité lumineuse doit être supérieure à 2 000 lux afin d’agir efficacement. À titre de comparaison, la luminosité d’un bureau bien éclairé est de 300 à 500 lux et celle d’une journée pleinement ensoleillée peut dépasser 100 000 lux. 

 

Comment fait-on ? 

Il faut respecter la règle des 30 : S’exposer à cette lumière de 10 000 lux à une distance de 30 cm de la lampe, à la hauteur des yeux, durant 30 minutes chaque jour, de préférence le matin étant donné que la lumière secrète l’hormone éveillante, ceci permet donc d’avoir une pertinence sur la synchronisation entre votre horloge biologique et le jour.  Au début, vous aurez sans doute un peu de mal, la lumière blanche est assez agressive… Pour ma part, j’y suis allée progressivement en me procurant une lampe avec un variateur et dont je peux régler l’intensité (depuis mon smartphone en plus).

Pas besoin de garder le regard fixé sur la lampe en comptant les minutes. Pendant une séance, rien n’empêche alors de poursuivre ses activités normales : je prends souvent mon petit déjeuner en même temps, je lis un bon livre…. en m’assurant que mon visage reste baigné par la lumière. 

J’ai vu des effets au bout de deux semaines : moins de fatigue, moins de stress et surtout moins de baisse d’humeur. Depuis, je ne peux plus m’en passer l’hiver !  

Et vous ? Avez vous déjà testé ? Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à me contacter pour que je puisse vous donner les références de ma lampe.