Hello à tous ! 

J’espère que cette phase de déconfinement (progressif) se passe bien pour vous ! Nous revoilà pour beaucoup de nouveau exposés bien davantage à l’air libre, au vent, à la pluie et au soleil. 

C’est d’ailleurs précisément de ce dernier que j’avais envie de vous parler aujourd’hui. Oui parce qu’on a tous un peu le même mauvais réflexe au printemps : on court s’exposer au moindre rayon pour en profiter ! Faut dire qu’il nous avait manqué après l’hiver et surtout ce long confinement où il nous aura bien nargué ou alors bien aidé (ça dépend comment on voit les choses, hein).

Mais est-ce que vous saviez que c’est au printemps que l’on met plus facilement sa peau en danger ? Après les rudes mois d’hiver où on est resté caché sous des gros pulls pour ne pas mourir de froid, et cette longue période où nous sommes restés enfermés, notre corps n’est plus vraiment habitué à l’exposition, voire à la surexposition. Vous voyez donc où je veux en venir… C’est donc lors de cette saison que l’on attrapera le plus facilement des coups de soleil. Oui bien plus qu’en été, période pendant laquelle elle a eu le temps de s’habituer.  

Pourquoi ? Hé bien parce que les mélanocytes (cellules qui pigmentent la peau) n’ont pas été stimulées durant la période hivernale (et de confinement). Il faut donc qu’elles le soient à nouveau pour produire le pigment mélanique qui est un photo-protecteur. 

Je me demandais d’ailleurs si les coups de soleil étaient plus destructeurs au printemps qu’en été et là réponse que m’a apporté une dermatologue a été négative : “notre capital solaire est le même tout au long de l’année, on risque juste en fait d’en attraper plus rapidement” m’a t-elle expliqué.

Peau fragile et indice UV plus élevé 

Commençons par un petit cours météo : L’UV c’est quoi exactement ? Je vous en parle en détails page 104 de mon livre “Mieux vivre avec le temps”.  C’est en fait l’intensité du rayonnement solaire. On le donne bien souvent pendant la météo des plages même si (à mon regret) vous n’y prêtez certainement pas beaucoup attention ( on est un peu plus focalisé sur la température de l’eau n’est-ce pas ?). Plus il est élevé plus le risque pour la peau et les yeux est important. Il dépend des saisons, de la latitude, de l’altitude et du moment de la journée ( j’y reviendrai plus en détails prochainement). 

Et cet indice UV est plus élevé dès le mois de mai ! Le Dr Jean-Pierre Cesarini, président de la Sécurité Solaire, précise d’ailleurs “qu’au mois de mai les niveaux d’UV sont comparables à ceux du mois d’août, cela malgré des températures significativement plus basses« . Intéréssant n’est-ce pas ?

S’exposer progressivement !

Alors voilà… Passer du gris de l’hiver à la clarté du printemps est un changement trop brutal pour notre organisme qui n’aime pas être bousculé. C’est comme quand tu vas te baigner dans la mer et que l’eau est à 17°C, tu rentres progressivement pour éviter le choc ( désolée pour la métaphore un peu nulle, haha).

C’est aussi pour cette raison qu’il est conseillé de se réhabituer petit à petit au soleil. 

On peut par exemple s’exposer aux rayons du soleil (même s’il sont faibles) tous les jours en augmentant progressivement la durée (on évite cependant les heures où il est le plus agressif, on y reviendra plus bas). Cela permet aussi de contrôler notre horloge biologique et de réguler notre humeur. Sortir prendre l’air régulièrement est également conseillé afin d’emmagasiner de la vitamine D qui est nécessaire à notre organisme ! Mais bon ça ce n’est plus un scoop :-).

On se protège efficacement 

C’est donc important de se protéger efficacement pour prévenir les coups de soleil, le vieillissement cutané et les cancers de la peau, tout en préservant son capital soleil.

Mais quelle crème choisir au printemps ? Est-ce qu’un fond de teint pour les filles est suffisant en ville ?

J’ai enfilé mon blazer noir de journaliste (j’adoooooore les blazers, mais là n’est pas le sujet). J’ai contacté Anne qui est pharmacienne d’officine à Neuilly-sur- Seine en région parisienne et elle a eu la gentillesse de répondre à mes questions (mais aussi les vôtres que j’ai sélectionné suite à mon appel sur Instagram). Je vous invite d’ailleurs à aller faire un tour sur sa chaîne youtube “La bulle pharma”son compte Instagram, elle nous invite régulièrement dans « sa pharmacie digitale », on apprend plein de choses, c’est top ! 

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« Selon moi, une bonne crème solaire est celle adaptée aux besoins de votre peau, tout en prenant en considération l’impact écologique du produit.« 

Comment choisir une bonne crème solaire ?

Anne : Question très intéressante car il existe plusieurs paramètres que vous devez prendre en considération avant d’en acheter une ! Selon moi, une bonne crème solaire est celle adaptée aux besoins de votre peau, tout en prenant en considération l’impact écologique du produit.

Il faut connaître son type de peau (phototype) pour bien la protéger : en le prenant en compte, c’est mieux protéger notre peau face aux effets nocifs du soleil, immédiats ou tardifs. Nous ne sommes pas tous égaux face aux rayonnements du soleil, notre phototype nous a été donné à la naissance et dépend de 4 facteurs : la couleur des cheveux, la teinte de la peau, la fréquence des coups de soleil et le type de bronzage.

En bref, plus le phototype est faible, plus la peau est claire et plus l’indice de protection d’une crème solaire doit être élevé. Mais attention les peaux noires ou métisses doivent impérativement se protéger car la peau est plus sensible !

Il faut ensuite choisir le bon indice de protection ou SPF : il indique le niveau de protection contre les UVB, ceux qui sont responsables des coups de soleil au niveau de notre épiderme, responsable de l’épuisement à petit feu de notre capital solaire et du développement de mélanomes. Une protection UVB protège d’au moins également 30% des UVA, de longueur d’onde plus importante. Cela signifie qu’ils vont pénétrer dans les couches plus profondes de l’épiderme, responsables d’un vieillissement accéléré de la peau, d’une perte d’élasticité mais également de cancers cutanés car entraînent des mutations dans l’ADN de nos cellules.

Ensuite, il faut aussi prêter attention aux filtres, s’ils sont chimiques ou minéraux.

  1. Les filtre chimiques ( le mot chimique n’a rien de péjoratif ) : ils absorbent les UVs à la place de la peau elle même ! Comme ils pénètrent dans la peau, ses filtres sont susceptibles de donner des allergies, à éviter chez les bébés, femmes enceintes, et peaux intolérantes ou allergiques. Certains composants de ces filtres sont suspectés de jouer le rôle de perturbateur endocrinien, c’est à dire de jouer le rôle d’hormone à la place de nos propres hormones. Attention donc aux conséquences à long terme ! A noter aussi qu’un filtre chimique ne sera efficace que 30 minutes après l’application.
  1. Les filtres minéraux (que l’on trouve par exemple dans les solaires « bio », normalement exempts de parabènes et conservateurs) : à base de pigments minéraux blancs naturels comme la poudre de kaolin, oxyde de zinc, ils ne pénètrent pas dans la peau, restent à la surface et vont réfléchir les rayons UVs comme un miroir. Pas de risque d’allergie, et ils sont efficaces sans délai d’efficacité ! L’effet est blanc, plutot difficile à bien étaler.

Petite remarque : si votre crème solaire minérale est fluide et facile à étaler, c’est qu’il y a eu certainement ajout de nanoparticules – souvent perturbateurs endocriniens – mentionnés dans la composition par le préfixe « nano ».

Quels peuvent être les impacts environnementaux d’un produit ?

Anne : Les résidus de crèmes solaires aux filtres chimiques se diffusent dans l’océan et sont absorbés par les massifs de corail. Le corail est tué en 48h par la crème solaire ! Préférez donc une crème solaire aux filtres minéraux SANS nanoparticules.

D’autre part, s’intéresser au pourcentage d’ingtédients naturels est essentiel car il est corrélé la biodegradabilité du produit : en clair, plus ce pourcentage est élevé, plus le produit est biodégradable, et moins il pollue l’environnement. Regardez aussi le packaging et privilégiez des matériaux recyclés ou recyclables. 

« Chaque peau a des besoins et des manières différentes de réagir face aux rayonnements du soleil »

Quel est le meilleur indice pour une crème solaire que l’on voudrait appliquer en ville ?

Anne : Le meilleur indice est celui dont votre peau a besoin ! Chaque peau a des besoins et des manières différentes de réagir face aux rayonnements du soleil. Que l’on soit en ville ou ailleurs, l’attitude à adopter est la même.

Ceci dit, pour les personnes sujettes au problème de pollution en ville, certaines crèmes aux indices de protection sont judicieuses à superposer au dessus de votre crème de jour, car sont ultra légères, et évitent l’accumulation de pollution au niveau de la peau.

Je peux ainsi vous conseiller le voile protecteur urbain SPF 50 DE CHEZ darphin.

Le fond de teint vaut-il une protection solaire en ville ? 

Anne : S’il contient une protection, oui. Mais, comme toute crème solaire, son efficacité réside également dans la fréquence d’application ! Ce qui n’est pas souvent le cas avec un fond de teint ! Le risque d’attraper un coup de soleil existe bien, ce qu’il faut prendre en compte est la durée d’exposition sur le moment et dans le temps et l’heure d’exposition.

Le meilleur exemple etant celui de cette institutrice qui a donné cours pendant plus de 30 ans dans la même salle de cours et qui a développé un vieillissement accéléré et prématuré de la peau sur la moitié du visage (celle exposée aux rayonnements du soleil à travers sa fenêtre de salle de classe). J’ai pu voir les images lors de la master class SkinsCeuticals sur les antioxydants !

« Il faut aider sa peau en l’aidant à preserver notre capital solaire, c’est primordial ».

Se protéger tous les jours avec la même crème solaire peut-il devenir inefficace à long terme, dans le sens où la peau finit par s’habituer ?

Anne : Notre corps est bien fait et a bien sûr des systèmes de défenses et de réparations lorsqu’elle est agressée (mutations de l’ADN induites par les UV et IR). L’ensemble de ces systèmes correspondent à notre capital solaire.

Dans le cas de notre peau, malheureusement, ce capital solaire est très précieux ! Il n’est pas renouvelable, il s’épuise un peu plus à chaque fois que nous exposons mal notre peau face aux UVs.

Donc je dirai que non, et qu’au contraire, il faut aider sa peau en l’aidant à préserver notre capital solaire, c’est primordial.

En revanche, la composition de la protection est primordiale, car mise tous les jours, un produit contenant des perturbateurs endocriniens peut en effet être sources de dommages différents mais tout aussi sérieux pour la santé !

Donc si on résume : vous l’aurez donc compris, au printemps, même s’il fait un peu frisquet et que le soleil brille, il faut protéger sa peau ! Il est préférable de choisir une crème solaire qui correspond à notre phototype, qui contient des filtres minéraux de préférence et d’en appliquer aussi en ville dès qu’il fait beau.

Les conseils essentiels à rappeler 

Il y a aussi quelques conseils à suivre scrupuleusement pour mieux vivre avec le soleil : les plus essentiels sont d’éviter les heures d’ensoleillement maximum (entre 12 et 16 h, heure légale), de porter chapeau, lunettes de soleil anti-UV et vêtements, d’appliquer fréquemment sur les zones exposées une crème solaire, de protéger particulièrement les enfants et de leur montrer l’exemple.

D’ailleurs, les bulletins de prévisions UV, élaborés conformément aux recommandations des Nations Unies sont disponibles sur le site web de la Sécurité Solaire www.infosoleil.com, précisément ici.

Se préparer grâce à l’alimentation

C’est vrai, les crèmes solaires et les vêtements couvrants restent la mesure la plus radicale contre les UV, mais il est possible aussi de protéger sa peau grâce à notre alimentation. Ou plutot de bien la préparer, je vous en parlais dans mon article “Mes 7 conseils météo-bien-être pour mieux vivre le confinement”.

Les aliments riches en antioxydants permettent de maintenir la santé et la belle apparence de notre peau en prévenant les dommages visibles des détériorations cellulaires : rides, taches, sécheresse, etc.

Voici donc quelques aliments à consommer :

  1. Des fruits et légumes contenant des bêta-carotènes. Les carotènes sont des antioxydants qui protègent la peau des dommages des radicaux libres et de l’exposition au soleil. …
  2. De l’huile d’olive.
  3. Du thé vert.
  4. Le chocolat noir.
  5. Les poissons gras.
  6. L’huile de lin.
  7. Le soja.

Et n’oubliez pas, s’appliquer tout un tas de crèmes hydratantes après une exposition au soleil c’est bien, mais il ne faut pas oublier de beaucoup boire ! 

Et si jamais le soleil fait défaut, on s’essaye à la luminothérapie. Je vous en avais déjà parlé sur le blog. La luminothérapie stimule le nerf optique en faisant « croire » au cerveau qu’il s’agit de la lumière du soleil, du coup ce dernier secrète de la sérotonine. Et hop ! On retrouve le moral.