Les doudounes les gants , les écharpes et pour certains (comme moi) les soupes étaient de sortie cette semaine. Le froid s’est installé dans de nombreuses régions et les pare-brises des voitures se sont laissés recouvrir par une fine couche de givre (d’ailleurs je vous avais donné quelques conseils pour éviter les choc thermiques dans vos véhicules). Peut-être que certains ont préféré rester sous la couette pour commencer leur hibernation ? 

Pourtant le froid a de nombreux bienfaits, on dit souvent qu’il nous aiderait à mieux nous concentrer et à être plus productif. Je ne compte plus les sites internet qui l’affirment. Mais qu’en est-il vraiment ? 

Tout serait une question d’humidité !

Une étude réalisée par des scientifiques britanniques ( je pourrai vous en citer d’autres) a examiné les effets de différents aspects des conditions météorologiques (température, lumière du soleil, pression atmosphérique…) sur les performances d’un groupe de personnes. Les résultats démontrent que l’humidité avait l’effet le plus prononcé. 

Or, vous le savez peut-être (pour les autres petit cours météo) l’air chaud peut absorber plus d’humidité qu’un air froid… et il il en va de même lorsque les températures baissent en hiver. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison qu’en hiver, on a souvent des problèmes de sécheresse intérieure. L’air est plus sec et quand il est réchauffé, l’humidité n’est pas automatiquement libérée et cet air trop sec peut provoquer également toutes sortes de problèmes : fatigue, peau sèche, maux de tête… 

Mais cette une humidité plus basse peut en fait augmenter la concentration et donc, dans une même logique, le froid aiderait ainsi à la concentration et à la productivité. L’idée viendrait donc de là !

Du froid oui mais pas trop !

Oui mais… Encore faut-il qu’il ne soit pas trop extrême comme me l’ont confié des biométéorologues avec qui j’ai pu échanger : la température idéale dans un bureau se situe entre 18 et 22 degrés Celsius ( et qui permet un taux d’humidité maîtrisé aussi). A mesure que l’on s’éloigne de cette zone optimale l’organisme emploie alors plus d’énergie pour se réchauffer (ou se refroidir, car l’inverse marche aussi ), laissant moins d’énergie disponible pour les autres tâches et donc la concentration. Dans ces cas là, on remarque ainsi déplacement de l’attention sur les problèmes de température, une moindre dextérité manuelle quand la température des doigts est basse, etc.

Allez vous vraiment vous sentir plus concentré et productif avec une température à -5°C ? Pas sûr ! Et peut-on vraiment dire qu’une température entre 18 et 22 degrés est considérée comme »froide » ? Encore moins sûr !

Vous l’aurez compris, c’est donc une belle idée reçue !

2 Comments

  1. Pierre 8 décembre 2019 at 11 h 01 min

    Merci pour votre Blog. Très bien fait, agréable à lire. Sur le sujet du froid, pour moi, c’est le contraire….grosses contractions musculaires (neurologique), par contre effectivement les pressions atmosphériques différentes, céphalées ou pas. Merci pour votre professionnalisme général et toutes vos infos qui ne pas habituelles . Pierre de Bordeaux

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  2. Wilson 9 décembre 2019 at 0 h 59 min

    Dacodac, donc entre une pièce peu humide dont la température oscille entre 18 et 22 degrés Celsius, et une pièce très humide et super froide, c’est dans la première que la concentration sera la meilleure. Pour être bien concentré, mieux vaut peu d’humidité que peu de chaleur. Merci Virginie, c’est une idée reçue que j’avais aussi, et m’en voilà débarrassée pour le meilleur. Merci pour l’info, j’attends avec impatience de lire le prochain article.

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